ACTE I, SCÈNE V
Tous deux nous serions perdus!
(Avec impatience.) Mais de ce maudit bal qui t'a donné l'envie? ANGELA.
Le gouverneur lui-même!...
(Voyent l'étonnemeiit du baron.)
Oui, mon père, c'est lui.
Qui nous invite et nous prie...
LE BARON, vivement.
Le gouverneur de Rome!...
(Avec colère.)
Il est ici?
ANGELA, étonnée.
N'allez-vous pas vous fâcher à présent.
Vous qui disiez tout à l'heure !...
LE BARON, avec joie.
Oui, vraiment!
ENSEMBLE
LE BARON
J'accueille avec allégresse Un bonheur qui m'était dû!
Et mon orgueil s'intéresse A cet honneur imprévu!
ANGELA, pleurant.
Ah! quelle douleur m'oppresse!
Tous mes soins... sont supertlus!
J'ai perdu votre tendresse, Mon père... ne m'aime... plus...
Non... non... vous ne m'aimez plus!
LE lîARON frappe sur uu timbre, Geronio et plusieurs domestiques paraissent aux trois portes du fond.
Le gouverneur de Rome ici nous rend visite! Qu'il soit traité ce soir... ainsi qu'il le mérite! (U parle bas à Geronio, qui fait un geste de joie, s'incline et sort.
LE BARON, s'adressant à Angela.
Rassure-toi, ma fille!.,, et si ce bal a lieu, lînscmble nous irons, je le jure!...
ANGELA, sautant de joie.
0 mon Dieu !...
ENSE.MBLE.
DKRMÉnE STRETTE DU DUO.
ANGELA
0 douce promesse.
Et plus doux espoir !
Fétc ciicliani.eresse Où je dois le voir!
Le plaisir rayonne Soudain à mes yeux, Et je ni'al)andonne A mon sort iicureux!
LE UARO>.
D'une telle ivrosse Laissons-lui l'espoir!
J'ai, dins mi londrcsse.
Un autre (lc\oir!
L'avenir rayonne Brillant à mes yeux, Et je m'abandoiînc A mon sort heureux !