‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 5)Chapitre 199 sur 255 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

LE BARON, à Pepinelli, en riant.

Vraiment, mon cher!

PEPINELLI.

Du moins j'en ai l'espoir!

LA MARCHESÂ.

Du ftonp.ert voici l'iieure.

(A demi voix, à Angela.)

Aura-t-oa le plaisir De vous entendre, ma charmante?

PEPINELLI, au baron.

La signera chante donc?

LE BARON, avec orgueil.

Je m'en vante!

(a part.) AU ! quel bonheur de l'entendre applaudir ^Les dames sont assises en demi-cercle. Les seigneurs, debout derrière elle». Le baron et Pepinelli sont à gauche du spectateur.) ANGELA, à la Marchesa.

Mais que vous chanterais-je ?

(Pepinelli a pris sur un guéridon, à droite, plusieurs papiers de musique qu'il présente à la Marchesa ; celle-ci en prend un, qu'elle montre à Angela.) LA MARCHliSA.

Un morceau que voici...

Et qu'hier, par hasard, j'ai vu chez votre père ! Vous le connaissez donc, ainsi que moi, ma chère! PEPINELLI, lisant le titre du morceau. — Parlé.

a Déclaration d'amour, en quatre langues différentes! » (Riant.) Quatre?

LA MARCHESA

Le titre est assez singulier ANGELA, souriant.

Mais un duo, d'ordinaire, réclame Deux chanteurs!

LA MARCHESA

Je consens à faire ici la dame!

ANGELA, gaiement.

Et moi le cavalier.

PEPINELLI, bas, à la Marchesa.

Faut-il prendre mon hautbois?

LA MARCHESA, de même.

Pas encore!

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