‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 5)Chapitre 219 sur 255 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

LE BARON, ANGELA, FEDERICr.

TRIO

FEDERICI, au baron.

Je viens, incertain et tremblant.

Mais plein d'espoir encor, chercher votre réponse !

LE BAPiON, regardant Angela avec émotion. De ma fille, à présent. Monsieur, elle dépend! (Avec intention.) D'elle seule!... qu'elle prononce!

FEUERICI , avec joie.

Est-il possible!

LE BARON

Et lui cédant mes droits.

Je jure d'approuver et confirmer son choix!

Entre mon époux et mon père, M'obliger, hélas! à choisir!

Ah! ma douleur est trop amère, Plutôt, mon Dieu, plutôt mourir!

24b MAKCO SFADA.

LE BARON

Hélas! loin d'un coupable père, Je le comprends, elle doit fuir!

(Montrant Federici.) C'est lui! c'est lui qu'elle préfère.

Et moi, je n'ai plus qu'à mourir!

FEDERICI

C'est d'elle seule, ô sort prospèr Que dépend tout notre avenir!

En sa réponse, moi, j'espère, Mon cœur tressaille de plaisir!

ANGtl..\, à Federici.

Devant Dieu, l'arbitre suprême, Qui nous voit et nous juge tous!

J'en fais serment... oui, je vous aime. Et ne puis jamais être à vous!

ENSEMBLE

( ViTement et agitato. ) LE BARON.

0 mon Dieu! que dit-elle?

0 surprise nouvelle!

A la voix paternelle.

Immolant son bonheur.

Elle fuit et délaisse L'objet de sa tendresse.

Et choisit la détresse.

L'opprobre et le malheur!

FEDEItICl.

Ah ! grand Dieu ! que dit-elle?

Insensée et cruelle, A l'amour inridèlo Et déchirant mon cœur.

Elle rompt la promesse Qui faisait mon ivresse.

Hélas! et ne me laisse Que rage et que douleur!

ANGELA

0 contrainte mortelle, A l'amour iuUdèlc Et malgré moi cruelle, J dois briser son cœur!

Adieu, révos d'ivresse.

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