‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 5)Chapitre 228 sur 255 · ACTE III, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE I

La, la, la, la, la, la, La, la la, la, la, la.

Ah!

LE BARON

Tais-toi, tais-toi... quel trouble je sens là!

DEUXIÈME COUPLET

ANGELA

D'une riche dentelle.

Hier, il m'a fait présent; Car, pour me rendre belle, Il donnerait son sang !

Même amour est le nôtre.

Et je préfère, ici.

Au bonheur près d'un autre.

Le malheur avec lui !

Nous voici donc ensemble.

Et cependant je tremble...

— Tais-toi! parle l'ius basl Tais-toi! n'entends-tu pas

Les pas Du dragon qui nous suit

La nuit! etc., etc.

(eq ce moment, descend de la montagne du fond, uu bandit, tenant à la niaiu un paquet de lettres.) LE BARON, faisant signe à sa fille de s'interiorapre. Quelques instants, ma fille, daigne attendre. LE BANDIT, au baron.

Des lettres que l'on vient de prendre Sur un courrier qui passait près d'ici! LE BARON, le regardant.

Eh! c'est notre ami Gianetti!

( Se retournant vers les femmes. ) De quelques pas, femmes, éloignez vous!

(Angela et toutes les femmes se retirent au fond du théâtre.) Compagnons, approcbez-vous tous!

( Tous les bandits, appuyés sur leur carabine, forment un grand cercU; au bord du théâtre. Au milieu de ce cercle, Gianetti est debout et le baron assis à droite près de la table. )

LE BARON , s'adressant a Gianetti d'un ton grave et lent. Gianetti, tu nous as dénoncés et traiiis! GIANETTI , liardiment.

Ce n'est pas vrai !

2o6 MARCO SPAI'A.

LE BARON, conlitiuaot de même.

Parjure et traître...

Au gouverneur, par un secret avis...

GlANETTI, moins hardiment.

Ce n'est pas vrai!

LE BAP.nN.

Tu fis, liier, conn.iître Que j'irais à son bal!

GIA>ETTI, tremblant.

Ah! je l'atteste ici, Ce n'est pas vrai !

LE BARON, tirant un papier de sa poche. La preuve, la voici, (il la remet au brigand qui est près de lui, celui-ci à son voisin; la \v: le fait ainsi le tour du cercle pendant le chœur suivant.)

CHOEUR , à demi voix.

Malheur au traître!

Qui fait connaître Le nom du nriiiîtrc Ou notre sort !

Dictant d'avance Notre vengeance Et sa sentence.

A lui la mort!

La mort !

(lue douzaine d'entre eux emmènent, par la gauche, Glanctti, pâle et tremblant. En ce monieut Angela parait à droite, près du baron, qui est toujours assis; il se reto'urne et l'aperçoit. Angela, sans lui rien dire, étend vtrs lui s«s mains suppliantes et semble lui demander giàcc; le baron se lève et d I à voix basse à Gerouio, en lui montrant Giauctti qu'on entraîne:) Fais (ju'il s'évade s'il so peut.

G1;R0M0, étonné.

Comuient!

LE BAi;o>.

Va!... ma fille k veut.

(Aiigêla porte la maiu de son père à ses lèvres; Geronio sort, et le baron, s'adrcssuut à ses compagnons, dit : 1 Nous, amis... reprenons Nos verres et nos chansons.

CllOEl'R.

De ces rochers, de ces forèls, Rois par l'aiulace et nos mousquets,

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