‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 5)Chapitre 234 sur 255 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les précédents, LA MARCHESA, eu grande toilette de mariée. AIR.

Je suffoque! je me meurs, De mes nerfs, de mes vapeurs!

M'eulever, c'est déloyal.

En ("ostume nuptial!

Et dans le désonlre eitrôme De ce procédé brutal.

Ne pas vous accorder même Le temps de se trouver mal !

(Rarrangeant ses cheveux.) Ma coiffure contrariée Cède aux coups des vents ennemis; Jusiju'au bouquet de mariée, Qui va se trouver compromis!

Et mes dentelles! .. et mes nœuds, Dans quel état! ah! c'est affreux! Je suffoque!... je me meurs De mes nerfs, de mes vapeurs!

M'enlever, c'est déloyal.

En costume nupti;il!

Et dans le désordre extrême De ce procédé brutal.

Ne pas vons accorder même Le temps de se trouver mal!

(RegarcUat à droite et à gauche et apercevant le baron et Pepinelli. Elle pousse un cri de joie.) Que vois-je?... est-ce bien vous que je retrouve ici? Vous, baron Torrida, seigneur Pepinelli... Mou sigisbé!... mon cavalier servant!...

Defeudez-inoi tous «leiix, qu'on m'emmène k l'instant

(Montrant Geronio et les brigaads.) Loin de tous ces messieurs!..

(Regardant le geste du baron et de Pe|)inelli.(

Comment!... c'est impossible!...

Vous aussi!... prisonniers!... cela devient terrible ! Et pourquoi m'eulever ?... réprnilez donc?... pourquoi? (Regardant autour d'elle.) Que me vi-nt-on ?... qu'exise-t-on de moi ? (Le baron fait signe à Pepinelli de le lui dire. Celui-ci l'engage à s'en charger ) Vous vous t.iisez!... ah! je treml)le d'effroi... Parlez!... parlez ! ..

(Pepinelli, a|.rè5 avoir hésité et encouragé par le baron, s'approche de la Marchcsa, et lui dit, d'un air humble et soumis, quelques mots à l'oreille. La Marchesa l'écoute quelques instants, puis pousse uu cri.)

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