‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 5)Chapitre 248 sur 255 · ACTE m, SCÈNE XII. 27o · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE XII. 27o

Que ma main qui t'est chère Puisse fermer tes yeux!

FEDERICI

0 sinistre lumière

Qui vient frapper mes yeux !

Eh quoi! c'est là son père...

( Avec douleur. ) Que faire, malheureux!

\ S'approchant d'Angela et à voix basse.) Oui, nos lois l'ont proscrit!... mais toi!... Toi, tu n'es pas coupable et tu seras à moi ! hPADA, qui l'entend, relève sa tête, et dit, à part, avec émotion. Ah! c'est un noble cœur!...

(a Âogela, avec force.)

Et tu l'épouseras!

AI^GELA, à voix haute.

Moi, jamais'.... plutôt le trépas!

LE GOUVERNEUR, à Federici.

Elle a raison, un tel hymen, c'est l'infamie !

(Angela pousse un cri et cache sa tète dans le sein de Spada.) SPADA, à part, la regardant.

Voilà donc, après moi, le destin qui rattendl .»

Non, même après ma mort, ô ma filk' chérie. Je veux te protéger comme de mon vivant!

( X voix haute et rassemblant ses forces.) Avant que mon heure ne vienne.

Approchez... devant Dieu, Devant vous tous... je veux... faire un aveu...

( Montrant Angela. ) Sur cet enfant.., que chacun... croit la mienne!

FEDERICI, vivement et avec joie.

Ne l'est-elle donc pas?

SPADA , sans répondre , dit à part et avec force. Si, vraiment!

C'est bien ma fille, à moi! c'est ma chair et mon sang'.

FRÈRE BORRO.MÉE, avec force.

Réponds, et songe bien que devant Dieu lui-même Tu vas paraître dans l'instant!

TOUS, répétant ces dernières paroles.

Tu vas paraître dans l'instant!

SPADA

Je le Sais !

FRÈRE BORROMKE, de même.

Sonçe bien que dans un tel moment Un mensonge c'est l'anathème !

TOUSj entourant Spada.

Un mensonge, c'est l'anatlième!

SPADA

ju 10 sais!

FRÈRE BORROMÈE.

Songe enfin cju'il n'est point de pardci'. Et qu'il y va de ton àmo!..

TOUS, de même.

H y va de ton àme!

SPADA, à part.

Mon àme pour ma fille!

( A voii haute. ) Écoutez tous... je jure...

Devant vous. .

FRÈRE BORROMÈE, avec force.

Devant Dieu qui punit l'imposture!

SPADA, avec intention et regardant sa fille. Devant Dieu qui m'entend et qui lit dans mon cœur... Je jure qu'autrefois... un noble... un grand seigneur,

( Ranimant ses forces. ) Le duc San-Germano... lui... toute sa famille... Furent par nous... en ces lieux... massacrés... ( Moatranit Angela. ) Elle exceptée...

(Avec effort.) Elle est sa fdle !

TOUS, poussant un cri et s'éloigiianl de Spada. Ah!

CF.ROMO, qui pendant se temps se trouve seul à genoux près de Spada, lui dit à voix basse :

Ce n'est pas!

SPADA, vivemenl, Tu:5-toi' LE GOUVERNEUR ET FRÈRE nOKKOMÉE, à Spada. Vous le jurez:' SPADA, levant sa main del:iillaule.

Oui:

LE GOUVERNEUR, mettant la main d'Augela daus celle de Federioi. Que vos nœuds par uiui soient cousaciés!

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