ACTE II, SCÈNE XI
CULNARE ET ABOL'LFARIS. Sur ce traité, qui m'intéresse, Le secret doit être sacré!
ABOl'LFARIS.
Je l'ai promis!
GULNARE
Je l'ai juré (Lui tendant la main.) Recevez-en le gage !
ABOULFARIS, prenant sa main.
Ah! quelle ivresse!...
(La portant à ses lèvres, et recevaut un soufflet invisible, dont on entend le bruit. ) Ah! quel soulflet!
Quel soufflet!!
Quel soufflet!!!
J'en reste stupéfait !
Et sa main nous enseigne, Que sous ce nouveau règne, En place de bienfaits, Il pleuvra des soufflets!
GULNARE, à part.
Ah! j'ai bien fait, J'ai bien fait, Le voilà satisfait!
Oui, je veux sous mou règne.
Qu'on m'aime et qu'on me craigne..
Ainsi je le promets, Comptez sur mes bienfaits!
Or donc, et maintenant Que vous voilà content...
ABOULFARIS, se frottant la joue.
Pas trop!
GULNARE, le regardant avec surpris*.
D'où vient cette grimace?
ABOULFARIS.
Eh! mais franchement... à ma place... Vous trouveriez, entre nous deux...
Que je méritais un peu mieux 1 GULNARE , baissant les yeux et minaudant. Vraiment... c'est bien de l'exigence!
Mais vous le voulez, grand visir!
Allons, pour vous faire plaisir.
(Lui tendant la joue.) Faisons la paix.
ABOULFARIS, s'approchant avec transport.
Quelle reconnaissance!
(Même jeu.) ENSEMBLE.
ABOLLFARIS.
Ah! quel soufflet!
Quel soufflet!
Quel soufflet!
J'en reste stupéfait !
Et sa main nous enseigne Que sous ce nouveau règne En place de bienfaits, Il pleuvra des soufflets!
GLLNARE.
Ah! j'ai bien fait, J'ai bien fait, Le voilà satisfait!
Oui, je veux sous mou règne, Qu'on m'aime et u"ou me craigne..
^ Ainsi, je le promets.
Comptez sur mes bienfaits!