‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 5)Chapitre 59 sur 255 · SCÈNE XI. NÉRILHA, LE PRINCE · texte numérisé non relu

SCÈNE XI. NÉRILHA, LE PRINCE

DUO

ISÉRILHA.

Ah! Monseigneur, à la vieillesse On ne saurait rien refuser...

Je voudrais que Votre Hautesse M'accordât...

LE PRINCE

Quoi donc ?

NÉRILHA.

lu baiser!

Au temps de la jeunesse, On comprend la tendresse; Au matin des l)inuix jours.

Conviennent les amours...

AciK m, àcksE XI. 69

Et pourtant, pauvre vieille.

Je veux faveur pareille.

Uu baiser^ Monseigneur!

Un seul, mon doux seigneur...

Ah! daignez par faveur, M'accorder cet honneur!

LE PRINCE

Au temps de la jeunesse.

On comprend la tendresse; Au matin des beaux jours Conviennent les amours!

Obteuir d'une vieille Une faveur pareille.

Chacun, sur mon honneur.

Rirait de trop bon cœur.

Ah ! malgré vos refus rigides.

Vous devez... il faut me payer!

LE PRINCE, riant.

Quel créancier!

NÉR1LH.\ .

Voyez mes rides.

D'attendre je n'ai pas le temps.

Voyez mes cheveux blancs!

ENSEMBLE

LE PRINCE

Au temps de la jeunesse.

On comprend, etc.

NÉRILHA.

Au temps de la jeunesse, On comprend, etc.

LE PRINCE, souriant.

Au fait!

(s'approchant d'elle.)

Allons! quoi qu'il m'en coûte...

NÉRILHA, regardant autour d'elle.

On ne le saura pas !

(Teudant sa joue au prince.) 0 moment désiré !

LE PRINCE, qui s'est approché d'elle, va l'embrasser, puis s'éloigne tout à coup.) Non... non .. qu'allais-je faire!

1(i LA FÉE AUX ROSES.

RÉRILHA.

Eh! qu'est-cu donc?

LE PRINCE

Ecoute! Il est une beauté dont je suis séparé. Que j'aime, que je pleure... et je me suis juré Depuis le seul baiser, qu'hélas ! j'ai reçu d'elle. Que nulle autre de moi n'en recevrait...

NÉRILH.\, avec douleur, à pari.

Eh quoi !

C'est pour me demeurer fidèle, ' Qu'il refuse ici d'être à moi !

ENSEMBLE

NÉRILHA.

Dieu d'amour, viens à mon aide; Amour, sois mon appui!

A mes vœux tms qu'il cède El que je sois à lui!

LE l'UlNCE.

Un amour me possède.

Et je vivrai pour lui!

En vain elle intercède...

Amour, sois mon appuiî

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