‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 109 sur 349 · SCÈNE VIIl · texte numérisé non relu

SCÈNE VIIl

GUILLAUME, TEREZINE.

GUILLAUME

Oh ! c'est miraculeux ! tout le monde m'adore! On me le dit, du moins; et les filles d'ici Me veulent toutes pour mari.

TÉRÉZINE.

Et vous, Guillaume?

GUILLAUME

Et moi j'attends encore...

(La reg.ir(lant, et à pari.)

Un bonheur... qui bientôt viendra!

TÉRÉZINE.

Écoutez-moi, de grâce!

GUILLAUME^ avec satisfaction.

Enfin, nous y voilà!

TÉniiZINE.

Je sais que vous vouliez, dans votre ardeur guerrière, Vous earoler! Pourquoi? dites-le-moi.

DUO

GUILLAUMB.

Je voulais partir pour la guerre.

Et de mou mieux servir le roi.

Puisque c'était, dans ma misère, Le seul qui voulût bien de raoil

TËRËZtNE.

Votre existence nous est chère, Ainsi que votre liberté !

Cet engagement téméraire Le voici!... je l'ai racheté.

(Elle lui montre un papier.) GUILLAUME.

Que de bonté!... quoi! c'est vous-même...

(a part.)

Mais c'est tout simple quand on aime.

Et c'est cela ! c'est bien cela.

TÉRÉZINE.

Je vous le rends! le voilà!

(Elle lui présente le papier; en le prenant, Guillaume rencontre la main de -, Térézinc qui la retire avec émotion.) GUILLAUME, la regardant avec amoar.

Oui, je crois voir, douce espérance!

Trembler sa main, battre son cœur :

Philtre divin! déjà commence Et ton pouvoir et mon bonheur 1

Page 1