‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 111 sur 349 · ACTE ir, SCÈNE VIIT · texte numérisé non relu

ACTE ir, SCÈNE VIIT

(Montrant Jeannette.)

De plus mon jeune ami, j'apprends que vous voilà Très-riche !

TÉRÉZINK, «tonnée.

Est-il vrai?

GUILLAUME, avec indifférence.

Riche!...

(Montrant Téréilne.

Ah! je l'étais déjà!

FOTANAROSE, se tournsnt vers les paysans.

Car ce philtre. Messieurs, que pour rien je vous laisse, Ce philtre peut aussi procurer la richesse.

TOUS, l'entourant.

Donnez, donnez-m'en sur-le-champ \ Voilà, voilà mon argent.

FOXTANAROSE, faisant sonner les pièces de monnaie qui sont dans son

chapeau.

0 philtre tout-puissant !

Je disais bien qu'il donnait la ricliesse.

(En ce moment le cabriolet du charlatan paraît au milieu du théâtre,) FONTANAROSE.

Adieu, soyez heureux!... Adieu, mes bons amis ! Je reviendrai dans ce pays.

(il monte sur son eabriolet.) ENSEMBLE.

CHOEUR

Honneur, honneur A ce savant docteur !

Je lui dois la richesse, Je lui dois le bonheur.

GUILLAUME

Je lui dois ma maîtresse.

Je lui dois le bonheur.

TÉRÉZINE.

Je lui dois sa tendresse.

Je lui dois le bonheur.

JOLI-COEUR

Oui, pour une traîtresse Oui trahit mon ardeur.

iU LE PHILTRE.

Plus d'une autre maîtresse Me rendra le bonheur.

'TOUS

Honneur, honneur k ce savant docteur!

charlatan est sur son cliur; son valet sonne de la trompette; loiis I« (l.c villageois agitent leurs oliapsaux et le saUi-int. La loUc tombe.)

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