ACTE I, PCtNE Vn. i
C'est tout ce qui nous reste, et je veux l'exposer!
BERTRAM
Et tu fais bien ; le sort contre qui tu murmures N'attend que ce moment pour nous favoriser.
ROBERT^ amenant les dés.
Seize!
Quel bonheiu! tu vois bien!..
LES CHEVALIERS, amenant les dés.
Dix-huit!
ROBERT
0 ciel! je n'ai plus rien!
BERTRAM
Ami, console toi!
ROBERT
Dans mon destin ftmeste 4c t'entraîne avec moi !
BERTRAM
Notre amitié nous reste.
ROBERT, abaUu.
Mes armes, mes coursiers ne m'appai-tiennent plus.'
( A Bertram. )
Va leur livrer les biens que j'ai perdus.
(Bertram sort avec quelques chevalier».) ENSEMBLE.
ROBERT
Malheur sans égal!
D'un sort infernal L'ascendant fatal Me poursuit, m'opprime :
Craignez mon courroux!
Je puis sur a'ous tous Me venger des coups Dont je suis victime.
LES CHEVALIERS
Voyez son coun'oux :
Du destin jaloux ^ Il maudit les coups, 11 jure, il blasphème.
Modérez, Seigneur, Cette folle ardeur ;
Craignez ma fui'eur.
Et tremblez vous-même,
BERTRAM, rentraut.
Console-toi, Fais comme moi.
Plus de dépit; Cai", tu l'as dit :
« L'or est une chimère, « Sachons nou^ en servir ; « Le vrai bien sur la terre « N'est-il pas le plaisir?