‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 137 sur 349 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

ÂLIGE^ gravissast la montagne.

Raimbaut! Raimbant! dans ce lieu solitaire L'écho seul me répond et j'avance en tremblant.

Au rendez-vous serais-je la première?

Me faire attendre ainsi ! c'est affreux ! et pourtant Il n'est encor que mon amant.

COUPLETS

PREMIER COUPLET

Quand je quittai la Normandie, Un vieil ermite de cent ans Dit : Tu seras un jour unie Au plus fidèle des amants.

Hélas! j'attends!

0 patronne des demoiselles.

Patronne des amants fidèles, Notre-Dame de bon secoiu's.

Daignez protéger mes amours.

(a la fin de ce couplet, la ritournelle de la scène préeédeate reprend; Alice regarde avec effroi du côté de la caverne.)

Mais le soleil soudain s'est obscurci ; D'où vient ce bruit dont mon âme est glacée? be quelque orage, hélas! serais-je menacée?

(La ritournelle gaie reprend.)

Non, non, ce n'est rien, Dieu merci!

DEUXIÈME COUPLET

Raimbaut disait : Gentille amie.

Crois à mes feux, ils sont constants ! En ce jour peut-être il oublie Près d'une autre ses doux serments ;

Et moi, j'attends!

0 patronne des demoiselles.

Patronne des amants fidèles, Notre-Dame de bon secours, Daignez protéger mes amoui's !

<(La ritournelle de l'air de Bcrtram reprend avec plus de force que la première foii.)

440 ROBERT LE DIARÎ.E.

0 ciel! le bruit redouble; D'efFroi mon cœur se trouble; La terre tremble sous mes pas.

Fuyons !

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