DUETTO
La force na' abandonne.
BERTRAM
Qu'as-tu donc?
ALICE, à part.
Ah! grands dieux!
BERTRAM
Viens ici.
ALICE
Je frissonne !
BERTRAM
Viens vers moi.
ALICE
Je ne peii\.
BERTRAM
Qu'as-tu donc entendu?
ALICE
Moi?... rien! rien!
BERTRAM
Qu'iis-tii vu?
ALICE
Rien! rien!...
Je tremble, chancelle, Et la voix cruelle De l'ange rebelle Me glace d'effroi.
BERTRAM
Triomphe que j'aime !
Ta frayeui- extrême Va, malgi'é toi-même.
Te livrer à moi.
BERTRAM, faisant un pas vers elle
Approche donc, et que ces doux attraits...
ALICE, reculant et embrassant la croix de bois.
Éloigné toi, va-t'en !
BERTRAU.
Tu me connais; Ton œil a pffnétré ce mystère efTroyable Aux mortels interdit... et si ta voix coupable Osait le révéler, tu péris à l'instant.
ALICE
Le ciel est avec moi, je brave ta colère.
BERTRAM
Tu péris, toi, puis ton amant!
ALICE
0 ciel!
BERTRAH.
Puis ton vieux père, Ainsi que tous les tiens.
Tu l'as voulu, gentille Alice; Par ta vertu te voilà ma complice, Et-désormais tu m'appartiens.