‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 142 sur 349 · ROBERT, ALICE, BERTRAM · texte numérisé non relu

ROBERT, ALICE, BERTRAM

Robert s'avance jusqu'au milieu de la scène, plongé dans une profonde rêverie.]

TRIO

ALICE

Ses yeuT. soirt baissés vers la terre, 11 est plongé dans la douleur; Peut-être une secrète horreur Cause ce trouble involontaire; Et du danger qu'il Ta courir.

Hélas ! je ne puis l'avertir.

BERTRAM

Ses yeux sont baissés vers la terre, Profitons bien de sa douleur.

Mais d'où vient que mon faible cœur Frémit d'im trouble involontaire?

Du piège où je le vois courir.

Rien ne poiuTa le garantir.

ROBERT

Oui, j'ai tout perdu sur la terre, Je m'abandonne à ma douleur:

D'où vient qu'une secrète horreur Me cause un trouble inTolontairo ?

Bertram seul peut me secourir, Ou je n'aurai plus qu'à moiu-ir.

(Bcnram, d'un geste impératif, ordonne à Alice de se retirer; elle obéit m hésitant. Arrivée au bord de la coulisse, elle s'élance tout d'un coup an milieu du théâtre, vers Robert.)

Non, non, je brave le trépas, Écoutez !

UOBERT.

Parle donc !

ALICE

Hélas ;

BERTRAM

Allons, parle, ma chère, Au nom de ton amant, au nom de ton vieia père.

ALICE

Non, je ne pourrai jamais.

Fuyons, fuyons ! ou je me trahirais.

(Elle s'enfuit.)

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