‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 149 sur 349 · ISABELLE, ROBERT · texte numérisé non relu

ISABELLE, ROBERT

ROBERT

Du magique rameau qui s'abaisse sur eux L'invincible pouvoir vient de fermer leurs yeux ; Ta voix, fière beauté, ne peut être entendue De ces lieux où me guide un ascendant fatal. Dussé-je te ravir, menaçante, éperdue, Tu me suivras loin d'un rival.

Mais non, tu vas céder!... Approchons... qu'elle est belli Ce paisible sommeil, le calme de ses sens... Prête un charme plus doux à ses traits innocents. Hâtons-nous, il le faut... Isabelle!... Isabelle J Pour toi je romps le charme où sont plongés leiu's sens,

ISABELLE, s'éveillant.

OÙ suis-je ? et quelle voix m'appelle?

Quel sommeil effrayant avait fermé mes yeux?

Que vois-je? est-ce une errem- nouvelle? Quoi ! Robert en ces lieux!

DUO

ISABELLE

Mon Dieu ! toi qui vois mes alarmes.

De ton secours daigne m' aider.

ROIKRT.

Voilà donc ces attraits, ces charmes

Qu'un rival devait posséder !

Je sens xme joie infernale

A voir son tiouble et son effroi.

ISABELLE

Quels regards il jette sur moi!

(a Robert.)

Une puissance et magique et fatale Vous a fait de l'honneur oublier le serment.

ROBERT

Eh bien!.v. oui... oia... l'enfer qui me sert et m'entend, Va me venger d'un rival que j'abhorre.

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