‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 15 sur 349 · MASANIELLO, FENELLA · texte numérisé non relu

MASANIELLO, FENELLA

MASAMELLO.

Eh bien ! nous voilà seuls.

FENELLA . Elle lui exprime son désespoir, et lui avoue que sa première intention était de se précipiter daas la mer et d'y finir son existence. MASAMELLO.

Attent er à ta vie !

Grand Dieul

FENELLA. Hais elle n'a pas voulu mourir avant de le revoir, de l'embrasser, de recevoir son pardon.

MASANIELLO

Ton pardon ! et pourquoi !

FENELLA. Elle lui fait entendre quelle ne mérite plus sa tendresse : elle lui peint ses remords... Elle s'est donnée à un pertkle.

MASANIELLO

0 ciel ! un séducteui' ! qu'il craigne ma furie! Rien ne peut le soustraire à mon ressentiment !

FENELL\. Elle lui fait sigue qu'il devait être son époux, qu'il le lui avait juré à la face du ciel , qu'elle a cru son scrmeut, MASANIELI.O.

Ce lâche, quel est-il? un Espagnol , peut-être?

FENELLA. Elle répond oui; mais elle ne veut pas le faire connaître; malgré son crime, elle l'aime encore, et pour l'épouser il est d'un rang trop élevé.

MASANIELLO, j

Qu'importe? il tiendra son serment j Fenclla, je veux le connaître.

FENELLA. EUe lui répond que c'est inutile, qu'il n'est plus d'espérance, qu'î s'est uni à une autre.

MASANIELLO

Eh bien donc! malgré toi, je pimirai le traître!

Oui, que ce jour me soit ou non fatal. Il faut armer le peuple et donner le signal. En vain tu veux calmer le courroux qui me guide ! Je saurai malgré toi découvi'ir le perfide.

FENELLA. Elle cherche inutilement à calmer son frère « et s'attache à lui v moment où il court appeler ses compagnons.

Page 1