ACTE Y, SCÈNî! II
ROBERT-
Mon glaive lui-mômc Dans ce combat m'a trahi !
Tout me trahit aujourd'hui.
BERTRAM
Excepté moi qui t'aime, Et qui veux ton bonheur. Ne le comprends-tu pas? Oui, puisque tu brisas d'une main imprudente Ce rameau qui devait te livrer ton amante. Elle est à ton rival!
ROBERT
Pour l'ôter de ses bras.
Quel moyen? parle!
BERTRAM
Un seul offert à ta vengeance.
ROBERT
Quel qu'il soit, je le veux !
Sois à nous! sois à moi !
Qu'un écrit solennel nous engage ta foi!
ROBERT
Pourvu que je me venge!... il suffît... donne...
(On entend en ce moment les chants religieux qui partent de l'église qui est an
fond. Robert étonné s'arrèt&)
BERTRAM
Eh quoi !
Déjà ton cœur balance!
ROBERT, écoatant.
N'entends-tu pas ces chants?
BERTRAM, roulant l'entraîner.
Ils nous importent peu.
ROBERT, arec émotion.
Ils frappaient mon oreille aux jours de mon enfance, Lorsque pour moi, le soir, ma mère priait Dieu.
ENSEMBLE