‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 169 sur 349 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les précédents; ÉLÉAZAR et RACHEL, amenés par les soldais de Ruggiero.

RACHEL

0 mon père!... mon père!

(a Ruggiero.)

Ah ! je vous en supplie!

RUGGIERO, à Éldazar.

Juif!... ton audace impie A mérité le trépas!

168 LA JOIVE.

Travailler dans un jour de fètel...

Et pourquoi past Je ne suis point de votre culte; Et le Dieu de Jacol) peut me permettre à moi.

RUGGIERO

lais toi!

(Au peuple.)

Vous l'entendez, au ciel même il insulte, Et par lui notre sainte loi Est détestée!...

ÉLÉAZAR

Et poiu-quoi l'aimerais-je?

Par vous sur le bûcher, et me tendant les bras^ J'ai vu périr mes fils!...

RUGGIERO

Eh bien, tu les suivras!

RACIIEL.

Cruel!...

RUGGIERO

Ta fille aussi ! La mort au sacrilège ! Et lem- juste supplice aux yeux de l'empereur De ce jour solennel doublera la splendeur.

ENSEMBLE

CHOEUR

Ah ! poiu" notre ville Quel joiu' de bonhexu- !

Vive le concile !

I Vive l'empereur !

0 race imbécile!

Je brave en mon cœur Ta rage inutile.

Ta vaine fmeurl

BACHEL..

Tout est inutile Pour fléchir lem' cœur.

Ma plainte stérile Double leur fureur.

RUGGIERO, regardant Ra.lu'l «iiii le suj-plie.

Plaintes inutiles !

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