‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 186 sur 349 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les précédents; ÉLÉAZAR, rentrant et voyant Rachel qui s'éloigne vivement de Léopold. Il s'avance entre eux deux, s'aperçoit de leur trouble, et les examine quelque temps l'un après l'autre d'un regard soupçonueui.

ÉLÉAZAR, à part.

Quel trouble à mon aspect!... d'où vient que vers la terre Leurs yeux restent baissés?...

(Haut, à Léopold.]

11 est tard! adieu, frère, Rentre chez toi, qu'un doux repos Te délasse de tes travaux !

(a Rachel.) Toi, mon enfant, approche, et par moi sois bénie... Ah! que ta main est froide!... Et ne puis-je savoir...

(il se retourne vers Léopold, qui, en s'en allant, adresse à Rachel un si^ne d'intelligence dont Éléazar s'aperçoit.)

Ne t'en vas pas encor, Samuel; ton cœm- oublie De redire avec nous la prière du soir !

TOUS TROIS, Éléazar d'une voix ferme, et les autres en tremblant.

0 Dieu de nos pères, Toi qui nous éclaires.

Parmi nous descends !

0 Dieu de nos pères.

Cache nos mystèi'es A l'œil des méchants!

ÉLÉAZAR, regardant Léopold

Si trahison ou perfidie Osait se glisser parmi nous.

Que sur le parjure ou l'impio S'appesantisse ton coiutouxI

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