‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 215 sur 349 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Des jours de la jeunesse Et du temps qui nous presse.

Dans une douce ivresse Hâtons-nous de jouir î Aux jeux, à la folie, Consacrons notre vie, Et qu'ici tout s'oublie Excepté le plaisir !

TAVANNES, s'adressant au comte de Neverf.

De ces lieux enchanteurs châtelain respectable.

Mon cher Nevers, pourquoi ne pas nous mettre à table?

AClii I, SCÈNK H. 217

DE N'^VERS

Nous attendons encore un convive.

TOUS

El lequel ?

DK NEVEKS.

Un jeune gentilhomme, un nouveau camarade, Qui dans nos lansquenets vient d'obtenir un grade Par le crédit de l'amiral.

TOUS

0 ciel !

C'est donc un huguenot ?

DE NEVERS

Eh! oui; mais je vous prie.

De le traiter en frère, en ami ; notre roi Nous en donne l'exemple et nous en fait la loi ; Avec les protestants il se réconcilie ; Coligny, Médicis ont juré devant Dieu Une éternelle paix.

COSSÉ

Qui durera bien peu!

DE NEVERS

Que nous importe, à nous !

CHCEUR.

Des jours de la jeunesse Et du temps qui nous presse.

Dans une douce ivresse Hâtons-nous de jouir !

Aux jeux, à la folie.

Consacrons notre vie.

Et qu'ici tout s'oublie Excepté le plaisir!

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