SCÈNE IV
(le théâtre représente une Tue d'un quartier de Paris, en 1S72. CHŒUR en dehors.
Par le fer et par l'incendie Exterminons leiu- race impie!
Point de pitié! point d'innocent!
Soldats de la foi catholique, , Frappons, poiu-suivons l'hérétique; Dieu le veut!... oui. Dieu veut leur sang'
(a droite du théâtre, Raoul et Mircel blessés mortellement rieniioat de tomber. — Yalentiue est près d'eux et leur prodigue ses secours. — On voit venir à gauche Saint-Bris à la tète d'une compagnie d'arquebusiers.) SAINT-BRIS, criant à Raoul et à ses compagnons.
Qui vive?
(Raoul cherche à soulever sa tète mourante. Valentine lui met ;■ main sur la
bouche pour l'empêcher de répondre.)
VALENTINE, à Raoul.
Ah! de grâce, tais-toi!
RAOUL fait un effort, se relève et crie :
Huguenot!
VALENTINE, se levant alors, et i'entourtnt de ses Iras, s'écris ,=i que Marcel,
Nous aussi!
sAINT-BBIS^ à ses soldats, dont l'arquebuse est en joue et la mèche allumés.
Frappez, au nom du roi !
(Les soldats font feu sur le groupe, et Talcntiue tombe frappée à mort.) VALENTINE, tombant.
Ciel ! mon père !
SAINT-BRIS, se précipitant vers elle.
Ah! qu'entends-je !
Ma fille!
MARCEL, se soulevant.
Oui, déjà Dieu nous venge!
Devant son tribunal nous nous reveiTons tous! Je vais t'y accuser!...
(il retombe et meurt.) VALENTINE, à son père.
Et moi, prier poui" vous!
(Elle retombe sur le corps de Baoul. — En ce moment paraît au milieu du théâtre la litière de Marguerite de Valois, qui sort du bal pour rentrer au Louvre. A l'aspect de Valentine expirante, elle jette un cri d'effroi, et de la main elle arrête les soldats catholiques.)
CHCKUR.
Par le fer et par l'incendie Exterminons la race impie!
Point de pitié ! point d'innocent !
Soldats de la foi catholique.
Frappons, poursuivons Thérétique; Dieu le veut. Dieu veut lem- sang!
FIN BKS HUGUENOTS.
OPÉnA BK CINQ ACTTÎS UnSIQDE DE M. CIACOMO METEKBEER
Académie royale de Musique. — 16 avril 1S49.
PEBS0NHA6ES