‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 311 sur 349 · JO^AS) MATIUSEN, ZACHARIE · texte numérisé non relu

JO^AS) MATIUSEN, ZACHARIE

Il le faut. Dieu le veut !

JEAN

Ah ! pour grâce dernière, Avant de m'éloigner que je la voie encor !

(S'approchant de la porte à droite.)

Du silence!... elle dort!

^ (U avance la tête et écoute.)

Et pendant son sommeil, raurmme une pinère!

(Kcoutaut plus attentivement.)

C'est pour moi qu'elle prie !

(Écontant, et répétant à mesure les paroles.)

Oui, pour moi son enfant!

Et son enfant la fuit et la délaisse!... Non, non... partez sans moi! je reste à sa vieillesse! Ma mère est le seul bien qui me reste à présent!

TOUS TROIS, à demi Toix.

Et la vengeance ! ! !

Et l'espérance De voir tomber nos oppresseurs!

JEAN, regardant toujours à droite, avec douleur et regret.

Ma mère !

TOUS TROIS, de même.

Et la couronne Que le ciel donne A ses élus! à ses vengeurs!

JEAN, de même.

Ma mère !

TOUS TROIS

0 sainte extase Qui nous embrase, D'un vain amour brise les nœuds.

Viens ! Dieu t'appelle. Palme immortelle Pour toi descend du haut des cieux !

JEAN, aux trois anabaptistes.

Un seul... un seul instant de grâce!

TOUS TROIS

Voici l'heure!... viens, suis nos pas.

JEAN

Prêt à partir, qu'au moins son fils l'embrasse.

(il fait un pas dans la chambre et revient vivement.)

Non, si je l'embrassais je ne partirais pas! Adieu tout mon bonheur !

TOUS TROIS, à demi voix et l'entramant.

Et la vengeance !

Et l'espérance De voir tomber nos oppressems !

JEAN, entraîné par eux et tendant les bras vers la obambre à droite, et i demi voix.

Ma mère ! .

TOUS TROIS, l'entraînant toujours.

Et la couronne Que le ciel donne A. ses élus, à ses vengeurs !

JEAN, de même.

Ma mère!

JONAS, MATHISEN, ZACHARIB.

0 sainte extase

Qui nous embrase Viens le guider dans les combats!

Oui, Dieu t'appelle;

Soldat fidèle.

Entends sa voix et suis nos pas!

Viens, suis nos pas !

JEAN, que l'on entraîne.

Adieu, ma mère

Et ma chaumière !

Je ne dois plus vous voir, hélas!

0 mon village !

0 douce image!

Oui, dans mon cœur tu resteras!

(ils entraînent Jean. La toile tombe.)

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