SCÈNE IIÏ
Les mêmes, ZACHARIE, soldats anabaptistes.
ZACHARIE
Aussi nombreux que les étoiles
Ou.bien que les flots de la mer,
En chassem's, qui tendraient leurs toiles
Contre les aigles du désert,
Vers nos phalanges immortelles.
Venaient les païens courroucés!
Où donc sont-ils?... Ils ont fui, dispersés!
Comme le sable, au désert!... Dispersés!
Dispersés !
Tous, dispersés !
Couvrant les monts, couvrant les plaines,
Lem-s chars qu'on voyait défiler,
Pour nous lier traînaient des chaînes.
Des roseaux pour nous flageller !
Pour nous punir, pauvres esclaves,
Ces vaillants guerriers sont venus !
Où sont-ils, ces guerriers si braves?
Où donc sont-ils?... Us ne sont plus!
(a la fin de ce couplet, les soldats anabaptistes, accables de fatigue, se sunt
assis ou étendus sur la neige pour se reposer.)
MATHISEN, prenant Zacharie à part.
Voici la fin du jour! Nos fidèles soldats Depuis l'am'ore ont tous combattu!...
ZACHARIE
Poui- la gloire!