ACTE m, SCÈNE VI
JONAS
Mon ancien maître, mon tyran !
OBEBTHAL.
Vous! q\ie tous deux l'enfer réclame,
ZACHARIE
Toi, qui fis couler notre sang !
EISSEMBLE.
JONAS ET ZACHARtK,
Le ciel nous éclaire!
Réjouis- toi, frère, A notre bannière, Que tu vois d'ici.
0 destin prospère.
Tu seras, j'espère.
Pendu par un frère Et par un ami !
OHERTHAL.
0 Dieu tutélaire !
Ta juste colère Châtiera, j'espère.
De pareils bandits!
Infâme repaire.
Race sanguinaire.
Au ciel et sur la terre Soyez tous maudits!
(Les soldaU qui étaient en sentinelle à la porte de la tente sont accourus au
bruit et entraînent Obertbal.)
ZACHARIE, à Jonas.
Qu'on le mène au supplice !...
(Réfléchissant,)
Ah! qu'un moine l'escorte!
JONAS
Sans consulter le Prophète!
ZACHARIE, avec impatience.
11 n'importe !
(Apercerant Jean qui entre dans la tente par la droite.)
C'est lui!... va-t'en.
(jonas »urt par le fond. Jean entre par la droite, l'air pensif et la tète baiss<5c.)