‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 75 sur 349 · ACTE TI, SCÈNE X, fiO · texte numérisé non relu

ACTE TI, SCÈNE X, fiO

Redoublent son erreur.

D'annour et d'espérance Je sens battre mon cœur ; Et sa seule présence Est pour moi le bonheur.

ISOLIER, bas, à la comtesse.

LA COMTESSE

Qui va là?

C'est moi : c'est sœur Colette.

! Seule, et dans cette chambre où je ne peux dormir, \ Tout me trouble, et tout m'inquiète.

i J'ai peui'... permettez-moi... près de vous... devenir.

ISOLIER ET LA COMTTESSE , à part.

Ah ! quelle perfidie :

LE COMTÉ, avançant près d'Isolier.

0 moments pleins de charmes !

Quand on est deux, on a moins peur.

ISOLIEU, à part.

Oui, lorsqu'on est deux.

LE C0.MTE, prenant la main d'Isolier.

.\h! je n'ai plus d'alarmes.

LA COMTESSE

Que faites-vous?

LE COMTE, pressant la main d'Isolier.

Pom- moi plus de frayeur ' Quemd cette main est sur mon cœur.

LA COMTESSE, à part, et riant.

Il presse ma main sur son cœur.

ISOLIER, bas, à la comtesse.

Beauté sévère, Laissez-le faire ; Son bonheur ne vous coûte rien.

LE COMTE, à part.

Grand Dieu ! quel bonheur est le mien î

E^SEMBLE

Li; COMTE.

D'amour et d'espérance Je sens battre mon cœur -.

Amour, par ta puissance, Achève mon bonheur.

LA COMTESSE

Ah ! sa seule présence Fait palpiter mon cœur; La nuit et le silence Redoublent ma frayeur,

ISOLIER

De crainte et d'espérance Je sens battre mon cœur; Sachons avec prudence Prolonger son erreur.

LA COMTESSE

Maintenant, je vous en supplie, Sœnr Colette, rentrez chez vous.

LE COMTE, à Isolier.

Vous quitter... c'est perdre la rie...

Oui, je demeure à vos genoux.

LA COMTESSE, à part.

(Haut.)

Il tremble. 0 ciel ! que faites-vous?

Sachez le feu qui me dévore !

C'est un amant qui vous implore.

LA COMTESSE

Ah! grand Dieu! quelle trahison!

L'amour qui trouble ma raison Doit me mériter mon pardon.

(a Isolier qui veut se lever.)

Ne m'ôtez point, je la réclame.

Cette main que ma vive flamme...

LA COMTESSE

Ah I comme vous me pressez !

Laissez-moi.

LE COMTE, embrassant Isidore.

Vrai Dieul Madame, Peut-on TOUS aimer assez I

(En ce moment ou entend sonner la cloche, et un bruit de elairons retentit à la porte du château. Les femmes de la comtesse se précipitent dans Tappartement en tenant des flambeaux.)

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