SCÈNE XI
ES précédents; LE GOUVERNEUR, RAIMBAUD, compagnons
DU COMTE OrY, en habits de chemliers, et paraissant à la grille à droite LE CHOEUR.
Ah ! quelle perfidie !
Nous sommes tous Sous les verrous ; Déli^Tez-nous !
Je suis captif ainsi que vous.
LA COMTESSE
Vous qui faites la guerre aux femmes, Vous Toilà donc nos prisonniers!
Oui, nous sommes vaincus ! à vos pieds, nobles damcs^ Je demande merci pour tous mes chevaliers. Pour leur rançon qu'exigez-vous ?
LA COMTESSE
Un gage.
Votre départ ! . . . Evitez le courroux De nos maris.
?2 i,E COMTfi ORY.
ISOLIER
Par un secret passage Je vais guider vos pas, et votre page Fermera la porte sur vous.
C'est lui qui nous a joués tous.
LA COMTESSE
Écoutez ces chants de victoire...
Ce sont de braves chevaliers Que l'amour ainsi que la gloire Ont ramenés dans leurs foyers.
LE COMTE ET SES COMI'AGNOÎNS.
A l'hymen cédons la victoii-e, Et qu'il rentre dans ses foyers.
Quittons ces lieux hospitaliers.
(ifolier ouvre à gauche une porte secrète, par laquelle le comte Dry et tes < valiers disparaissent. En ce moment s'ouvrent les portes du fond. Le du les chevaliers reTeuant de la Palestine entrent, précédés de leurs écuy qui portent des étendards et des faisceaux d'armes. Dame Ragonde et 1 «ulres femme» se précipitent dans les bras de leurs maris, et la comtes dans ceui de son frère : puis Isolier va baiser la main du corat« de Fo mouiiert, qui le relève et l'embrasse pendant le chœur suivant.) LE CHOEUR.
Honneur aux fils de la victoire, Honneur axa. braves chevaliei's, Que l'amom- ainsi que la gloire Ont ramenés dans Iciu-s foyers !
DAME RAGONDE, à son mari.
Seules, dans ce séjour, nous vivions d'espérance. Attendant le retour de nos preux chevaliers î Et nous n'avons reçu, pendant cinq ans d'absence. Aucun homme en ces lieux.
ISOLIER, aux maris.
Vous êtes les premiers.
LE CHOEUR
Honneur aux fils de la victoire.
Honneur aux braves chevaliers.
Que l'amour ainsi que la gloire Ont ramenés dans leurs foyers !
gm DU CUilïG URY.
OPERA EN DEUX ACTES MDSIQtlB DE M. ADBSr,
Académie royale de Musique. — 15 juin 1831
PERS0NKA6ES
[JIILAUME, garçon de ferme.
)LI-COKUR, sergent.
î DOCTEUR FONTANAROSE ,
rharlatan.
TEREZINE , jeune fermière.
JEANNETTE, blanchissease.
Jecmes filles du village. Soldats de la compagnie de Joli-
: VALET du charlatan. Coeur.
I ■••■• •• p««a« M» •>*■*•■• de MaaIéoB, «as borda 4« PAdoHr, daaa l« paya baa^ae.