SCÈNE II
jiES précédents; JOLI-CŒUR, arrWant à la tète d'un délacbemem de soldats, qui restent sous les armes au tond du théâtre. Il s'approche de Térézine qu'il salue, et à qui il offre son bouquet.
JOLI-COEUR
Je suis sergent.
Brave et galant.
Et je mène tambour battant Et la gloire et le sentiment.
Est-il beauté prude ou coquette Que ne subjugue l'épaulette?
.Pour moi je crains peu leur rigueur; On peut braver leur inconstance Quand on est sergent recruteur Dans les troupes du roi de France.
Oui, nos droits sont bien reconnus ;
Mars sut toujours plaiic à Vénus.
Je suis sergent,
Brave et galant, Et je mène tambour battant Et la gloire et le sentiment
(a Térézine.)
Gentille et farouche fermière, Aimable objet de mon ardeur, Pourquoi, lorsque j'ai su vous plaiie, Résister encore au vainqueiu'?
Que votre coeur vous persuade !
^ Sous-officier... c'est un beau grade! J'ai des honneurs, vous la richesse ; Couronnez enfin ma tendresse.
Ne retardez plus mon bonheur ; Allons! allons! faites-moi mon bonheur; Je suis sergent, Tendre et galant, Et je mène tambour battant Et la gloire et le sentiment.
TÉRÉZINE.
Je suis fière d'un tel hommage !
GTIILLAUME, à part.
Elle lui permet d'espérer !
jou-cœuR.
Et quel jour notre mariage ?
TÉRÉZINE.
Nous verrons.
JOLI-COEUR
Toujours ditrérer?
TÉRÉZINE.
C'est qu'en vous le ciel à iait naître Tant de mérite et de talents, Que pour les voir et les connaître Vous sentez bien qu'il faut du temps!
JOLI-COEUR, à part.
Ah! l'on veut du temps... je comprends! D'une pudeur mourante inutile défense !
(a Térézine.)
Je vais faire chez vous reposer mes gueiriers.