LA K.M^O.NNE
Je vois que vous avez mis vos décoi'ations pour me faire visite, et j'en suis lionorée.
Je veuK (lire : Vous ne remarquez [)as cette nouvelle croix? (II th-^r^up une .le ses drooniiions.) G'est l'ordro du Lézard vert de deuxiùme classe que Son Altesse le prince de Monaco vient de m'envoycr tout récemment, à l'occasion de ma nouvelle méthode pour plumer les oisons, que ,ie Ini ai dédiée
\.\ UARONNE.
(l'est Irés-iilorieux.
LE BARON
Il n'y a en France fiue moi et le pédicure de Son Altesse (jui en soyons décorés. Je n'y attache du reste aucune importance.
LA HAUO.NMC.
Vous avez tort, et je vous adresse mes félicitations bien
24 THKATRK DE FAMILLE j
sincères. Mais, ilites-moi, baron, votre visite cérémonieuse, I votre tenue diplomatique, tout cela m'intrigue ; j'ai idée '■ que vous devez avoir quelque communication plus impor- '
tante à me faire. Me serais-je trompée? {
I, E BAltON.
Ah! baronne, que les femmes sont fines! U ne faut pas 1
que nous essayions de lutter- avec elles ! Ce que nous avons j
de mieux à faire, c'est de nous mettre tout simplement à ! leur merci.
LA BAUONNK. '
Un n'est pas ]>jus galant. Pour répondre à votie cour- ,; toisie, je vous dirai que je suis toute disposée à vous être ' agréable. i
LK irVRON. i
Prenez garde, madame! il s'agit d'une chose grave. 1
Kli! vraiment, vous m'effrayez.
LK BARON
11 s'agit de mademoiselle votre fille. j
LA BARONNE, rinnt. '
Ah! ah! de quel air vous me dites cela. Vous venez i peut-être me la demander en maiiage.' I
IJ:S C.R.NTiLLATRKS i-,
Je iToii rcvii'iip piis... Oui a pu vous dire...?
r. A H \ u ON m:.
Mon Dieu, mettez-vous donc dans la tèle que toutes les femmes ne sont pas des buses. Quand on a uue grande Mlle à marier, on a toujours l'œil au guet. Je crois môme (lue j'ai devins le nohidu prrtendant.