LA BARONNE, JULIETTE
LA BARONNE
Il me semble, mademoiselle, que vous me laissez bien seule aujourd'hui...
lULIETTE.
Madame voudra bien m'excuser. Je racontais au domestique de monsieur le marquis les belles connaissances que madame a faites à Dieppe, et tous les grands personnages qui lui faisaient la cour.
C'est bon. Lis-moi mou journal, ptMidant que je vais travailler à ma tapisserie.
JULIETTE, lisrinl.
•< Journal de la .Noblesse. » Que faut-il lire a madame ?
LA BARONNE
Cherche un peu aux déplacements.
18 THKATltK Dt FAMILLE
M'y voici. (Elle lit.} « Madame la bai'uiine douairière de Vaguebois, née Mac-lou, a quitté Dieppe, pour retourner ; en gon château de Vaguebois. » i
LA BARONNE
Quoi qu'on en dise, il est toujours agréable d'apprendre |
par son journal ce qu'on fait et oîi l'on est. On sait ainsi |
où prendre ses amis... A-t-on écrit Mac-lou avec un trait ' d'union ?
Oui, madame, un trait d'union.
LA BARONNE
Continue.
JULIETTE, lisant.
■' Monsieur le duc de... » Mais j'entends une voiture dans la cour. Je vais annoncer.
LA BARONNE, après avoir jeté un cuap il'ojil à la fenêtre.
-Non pas. Tu vas venir donner un coup de main à ma '
cuitTure. C'est monsieur d'Orgeville : il connaît le cliàteau ; \
et je ne suis pas fâchée de le faire attendre un peu... Il est '
toujours bon de marquer les distances. '
Elle sort avec Juliollo : La scène reste vide un moment.
Li;s i;i;Mii,LATr. r.