LOUISE, MARIE, CAROLINE
LOU ISE.
Eh bien, Marie, comment trouves-lu monsieur de Clary
MARIE
Oh! j'ai vu de suite qu(3 ce n'était pas lui, mais je m'amusais à prolonger votre erreur, et si tu ne lui avais pas proposé de quitter son manteau, j'allais assister à une bonne comédie. As-tu vu comme Caroline prenait son air sentimental?
CAROLINE
Oh! c'est plutôt toi.
LOUISE
Pour moi, j'avoue que j'y ai été prise. Sous un manteau, il est bien difficile de deviner l'habit.
Moi, je vois cela du premier coup d'œil. Voilà nos frais \ de toilette complètement perdus ! '
CAROLINE
Je suis bien fâchée d'avoir mis ma robe neuve; elle ne ' sera plus si fraîche demain.
SCÈINE V
Les Précédentes, BAPTISTE, puis JUSTINE.
BAPTISTE, s'arrètant sur le seuil de la porte, n port.
Madame de Valcé a dû lire ma lettre. Je ne crains plus dV'tre trahi, (ii entre.) Je viens de ranger les elfets de mon maître. Maintenant, je demanderai à ces demoiselles de me donner quelque tâche, ou de m'indiquer ce que je • dois faire.
Eh bien, Baptiste, restez ici, et rangez un peu cette pièce, qui est en grand désordre.
BAPTISTE
Bien volontiers.
Il déplace quelques sièges.
Et votre maître, monsieur Baptiste, que nous en direzvous?
BAPT ISTE
Je n'ai jamais eu à m'en plaindre.