SCENE XIV
Les Mêmes, JUSTINE, puis ANTOINE.
Ils sont tous deux endimanchés.
JUSTINE
Voici deux lettres pour monsieur Arthur.
ARTHUR
Pour moij donnez.
Bonsoir, monsieur, je sors.
ARTHUR, lisant.
« Monsieur, je vous trouve fort impertinent... »
DURAND
Qu'est cela?
ARTHUR
Oh! rien. Une demoiselle que j'avais demandée.
DIRAND.
Une troisième?...
ARTHUR, lisant.
<c Madame Sergent a en ce moment plusieurs demoiselles riches à établir. « (ii déchire la lettre.) « Madame Bavokt tient trousseaux et layettes. »
Il la déchire de même.
DURAND, riant.
Ah! ah! ah!... Q.u y a-t-il, Antoine? Quels sont ces paquets ?
AA^TOINE
Ces paquets? Cest madame qui revient.
DURAND
Ma femme!
JUSTINE
Allons. Au diable la sortie!
ANTOINE
Sac à papier! je n'ai pas de chance.
DURAND
C'est inconcevable. Elle m'avait promis de rester huit jours chez sa mère. Je compte là-dessus; je m'arrange en conséquence; et puis tra la la! il plaît à madame de revenir. On appelle cela faire une surprise agréable à son mari. Le diable emporte... Elle est en bas?
ANTOINE
Helas ! oui, monsieur.
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JUSTINE, à part.
Mon pauvre cousin!
ANTOINK, mcmc jeu.
Ma pauvre cousine!
AKl HUH, à part.
Ah! voilà la réception qu'on tait à madamer Je crois décidément que je ferai bien pour me marier d'attendre la trentaine. ^Haut à Durand.) Allons au-devant de ta femme.
DURAND
Allons au-devant de ma femme !
FIN DE UiN MARIAGE POSTHU.ME