ACTE I
LE CHANOINE
Tout est perdu !
LE COWlo.
Uviel ! (Pause, comme s'il écoutait une réponse.) BlCU ! — (i Me
voilà! » C'est ton mot ordinaire, esprit docile! — Uriel,
saisis ces femmes! (Les femmes poussent un grand cri.) Elllève-les
bien loin par delà la montagne et la vallée, et va les déposer dans un carrefour mconnu- car elles ne croient point, elles n'obéiront pas avant d'avoir éprouvé. Saisis-les.
LES FEMMES
Aïe! aïe! il me saisit! Puissant maître ! au nom du ciel!...
LA MARQUISE
Monsieur le comte !
LES FEMMES
Nous demandons à genoux notre pardon.
LE COMTE
Uriel, tu pries pour elles! Dois -je me laisser fléchir?
LES FEIIUES.
Prie pour nous, Uriel !
LA MARQDISE.
Est-il permis de tourmenter ainsi ces pauvres créatures !
LE COMTE
Quoi! quoi! — A genoux, madame ! non pas devant moi, mais devant les puissances invisibles qui sont à mes entés : à jienoux! — Pouvez-vous présenter un cœur innocent, un visage assuré à ces esprits célestes?
UNE JEUiNE FILLE.
Vois-tu quelque chose ?