SCÈNE I IPIIIGÉNIE, ORESTE
IPHIGÉME.
infortuné! je brise tes liens; mais c'est le présage d'un dt^stin plus rigoiu'eux. La liberté qu'assure ce sanctuaire est un avant-coureur de la moit, et ressemble lux dernières lueurs d'une vie qui va douloureusement s éteindre. Je ne puis, je n'ose encore me dire à moi-même que vous êtes perdus! Comment d'une main liomici le pourrais-je vous sacrifier? Et nul autre, quel qu'il soit, n'osera toucher à vos têtes aussi longtemps que je serai prêtresse de Diane. Si pourtant je refuse de remplir ce devoir, qu'exige le loi courroucé, il choisira pour me succéder dans mes fonctions iiiiP des vierges saciées, et je ce:>se alors de pouvoir vous aider autrement que par mes vœux. 0 di.:ue compatriote! si le dernier serviteur qui a touché le foyer des di- ux paternels nous est si bien«venu dan> le pays étranger, piiis-je vous recevoir avec assez de joie et de bénédiction, vous qui m'offrez l'image des héros que mes [larents nriii>trnisaient à lévérer, et qui me remplissez le cœur d'une nouvelle et llitleuse espérance?
Or.ESTE.
Caches-tu à dessein et par prudence ton origine et ton