‹ Théatre de GoetheChapitre 190 sur 382 · SCÈNE V LE COMTE, SAINT-JEAN · texte numérisé non relu

SCÈNE V LE COMTE, SAINT-JEAN

SAINT-JEAN, qui entre avec précaution.

N'ai-je pas bien fait mes affaires?

LE COMTE

Tu as rempli ton devoir.

SAINT-JEAN

Les portes ne se sont-elles pas ouvertes comme si des esprits ics eussent enfoncées? Mes camarades pleins de frayeur ont pi is la fuite; aucun n'a rien vu ni remarqué.

LE COMTE

C'est bien. Je les aurais bien ouvertes sans toi; mais une

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(elle opération demande plus de peine. J'ai quclquelois recours à (les moyens ordinaires pour ne pas importuner toujours les génies qui me sont familiers. (Ouvrant une bourse.) Voici pour ta peine. Ne dépense pas légèrement cet or; c'est un or philo-o[jhique; il porie bonheur. Tant qu'on le garde dans sa poche, elle ne se vide jamais.

SAINT-JEAN

Bah ! alors je veux le bien conserver.

LE COMTE

C'est cela; ménage-t'en toujours deux ou trois pièces; tu verras l'effet du prodige.

SAINT-JEAN

Avez-vous fait cet or vous-même, M. le comte?

LE COMTE

Je n'en donne jamais d'autre.

SAINT- JEAN

Que VOUS êtes heureux !

LE COMTE

De faire des heureux.

SAINT-JEAN

Je vous suis dévoué corps et âme.

LE COMTE

Tu n'y perdras pas; va et garde le silence, afin que nul ne connaisse cette mine précieuse. Dans peu tu auras la place que lu as demandée. ,

Le domestique sort.

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