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SCÈNE VI LA NIÈCE, ensuite LE CHEVALIER

LA NIÈCE, lisant le billet.

« Je sais apprécier votre confiance, et je m'en réjouis infiniment. Je vous ai déjà plainte en silence; dans quelques minutes je senii près de vous. » — 0 Dieu' que veut dire cela? « Je ne puis commander à mon impatience jusqu'à demain matin. J'ai habité quelque temps votre logement, et j'en possède encore par hasard la principale clef. Je vais m'empresser d'arriver à votre cabinet de toilette. Soyez sans inquiétude; nul ne me découvrira. Reposez-vous sur ma discrétion s —

Je suis dans le plus affreux erabnrras, U va me trouver sous

ces habits : que dirai-je?

LE CFIEVALIER sortant du cabinet.

Pardonnez-moi mon empressement. Comment aurais-je pn dormir tranquille celle nuit?

LA NIÈCE

Monsieur

LE CHEVALIER la regardant fisement.

Que je vous trouve changée! qu'elle parure! quelle toilette singulière ! Que dois-je penser de cela !

0 monsieur! je ne vous attendais pas maintenant. Éloignez-vous promptement. Ma tante m'alteiid en ce moment. Demain matin

LE CHEVALIER

Voulez-vous avoir confiance en moi demain matin seulement, et point aujourd'hui?

LA NIÈCE

J'entends venir quelqu'un; Ton va m'appeler.

LE CHEVALIER

Je me retire. Dites-moi seulement ce que signifie cet habit.

LA NIÈCE

ODieu!

LE CHEVALIER

Quelle confiance pouvez-vous avoir en moi, si vous me taisez cette bagatelle?

LA NIÈCE

J'ai toute confiance en vous ; mais ce secret n'est pas à moi. Cet habit

LE CHEVALIER

Cet habit me semble assez remarquable! quelquefois la princesse s'est fait voir sous ce costume. Aujourd'hui même les esprits vous l'ont montrée ainsi vêtue, et je vous trouve maintenant

LA NIÈCE

Ne m'attribuez pas celle mascaïade.

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