SCÈNE III
LE CHEVALIER. LE COLONEL de la Garde suisse, six Suisses venant du côté gauche, par les coulisses d'avant-scène.
LE COLONEL, qui est entré le dernier, parlant à la cantonade.
Demeurez cachés ici, et quoi qu'il arrive, ne bougez point avant d'avoir entendu le son du cor. Au moment où il cessera, courez sus et faites prisonniers tous ceux que
vous trouverez dans ce jardin. {Aux Suisses qui sont sur le th'.i-
■■ic.) Vous, faites altoniioii au même signal Quatre secaciicu. 30
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ront à la f^rand' porte. Laissez enlrer tous ceux qui le vou« dront, mais que personne ne sorte.
UN SDISSE.
Entrer tout le monde, sortir personne.
LE COLONEL
Et celui qui voudra sortir, arrêtez-le.
UN SUISSE
Nous l'empoignerons bravement.
LE COLONEL
Ânssitôt que le cor se taira, amenez ici tous ceux que vous aurez arrêtés. Deux de vous garderont la porte.
UN SUISSE
Oui, mon colonel. Mon camarade et moi nous amènerons les prisonniers, et Michel et Dusle re>t(ront à la porte, de peur que quelque autre ne vienne à se glisser dehors.
LE COLONEL
Allez donc, mes enfants; allez, c'est bien comme cela. (Les quatre suisses s'eu vont.) Vous deux, allez VOUS placer cnviroH à dix pas d'ici, dans le feuillage; vous savez le reste.
UN SUISSE
Bon.
LE COLONEL
Ainsi, chevalier, tous nos postes sont occupés. Je doute qu'un seui nous échappe. Mais, à ne vous rien cacher, je pense que c'est à cette place que nous ferons la meilleure
prise.
LE CHEVALIER
Comment cela, monsieur le colonel.
LE COLONEL
Puisqu'il est question d'affaires galant, s. ils choisiront certainement ce petit endroit. Dans le reste du jardin, les allées sont trop droites, les places trop claiie.».. Ce bosquet, ces berceaux sont assez épais pour favoriser les larcins amoureux.
LE CHEVALIER
ia nerai bien en peine jusqu'à ce q ^ eci soit fini.