ACTE
que j'avais entrepris celte avenlure avec le désir de te la cacher. Tu sais ce qui s'est passé; tu en connais la malheureuse issue; aufci ement tu ne serais pas arrivé Par cette seule apparition, Giaiid Cophte, tu obliges plus d'àmes nubles que tu n'en as peut-èlre vu réunies dans ton long pèleiiniige sur la terre. Devant toi ebt un ami, il y a peu d'instants le plus hemeux, maintenant le plus inibrtuné de tous les honmies. Ici est une dame digne du plus heureux sort; là des annsqiii ont tssayé riinpossible dans la chaleur de leur affection. Il s'est passé quelque cliose d'incroyable. iVous tous qui sommes ici, si nous sonllVons, c'est pour n'avoir pas eu conliance en loi. Aurais-tu mén.igé le rendez-vous? Ta sagesse, ta puissance, auraient-elles combiné les cii constances? (iiénéchi>:,ant uu instant et eoutinuani avec résolution.) Non, je ne formerai plus de vœux, je ne me plaindrai plus; car, si, dans celle aventure, tout avait réu^si à noire gré, tu n'aurais pas eu l'occasion de te faire voir dans ta splendeur, et, semblable au dcus ex machina, de venir mettre uu terme à notre embarras, (ii
s'approche du comte lamiliérement, le sourire à la boutlie.) Que dé-
cidez-vons, mon ami? Voyez, déjà nos gardiens >ont comme liappés de stupenr; un seul mot de vous, et ils tombent dans nn assoiipissepjenl qui leur lèra oublier ce qui s'est passé, et alors nous nuus échapperons heureusement de leurs mains. Allons, mon ami, serrez-moi sur votre cœur; accordez-moi mon pardon et ma délivrance.
LE COMTE, l'embrassant avec gravité.
Je te pardoiuie. (vu colonel.) Nous partirons bientôt d'ici tous ensemble.
LE COLONEL, souriant.
Oh! oui, très-volontiers.
LE CHANOINE
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