‹ Théatre de GoetheChapitre 282 sur 382 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

LE DAKON.

Vous avez peu de mémoire, Caroline. Lorsque nous tournions autour du tilleul, et que je vous serrai tendrement contre moi, Caroline ne me repous^a pas alors.

CAROLINE

Monsieur le baron, vous avez mal interprété ce qu'une fille sincère et sans expérience...

LE BAROK.

M'aimes-tu?

Encore une fois, laissez-moi. Demain matin...

LE BARON

Je dormirai.

Je vous dirai...

Je n'entendrai rien.

CAROLINE

LE BARON

CAROLINE

Vous m'abandonnez donc?

LE BARON, b' éloignant.

Oh! je snis fâché d'être venu.

CAROLINE, seule, après un mouvement pour le retenir.

Il part, je dois le renvoyer, je n'ose le retenir; je l'aime, et je dois le chasser; j'étais imprudente, et je suis malheii» reuse. Mes espérances sont évanouies; ils sont évanouis, ces rêves dorés que j'étais assez folle pour nourrir. Oh! qu'il faut peu de temps pour changer notre sort !

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