‹ Théatre de GoetheChapitre 315 sur 382 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

BRÈME

Non, ma fille; je suis justement sur le point d'exécuter un % grand projet pour lequel j'ai besoin de ton secours.

i CAROLIiNE.

jlf. Que voulez- VOUS dire, mon père?

1^ BRÈME

1 Nous menaçons de ruine celte race insolente.

CAROLINE

Que dites-vous ?

BRÈME

Assieds-toi, et écris.

CAROLINE

Quoi?

BHÊME,

Un billet au baron pour l'inviter à venir.

CAROLINE

Mais pourquoi?

BRÈME

Je te le dirai. Il ne lui arrivera aucun mal; je ne veux que l'enfermer.

0 ciel !

BRÈME

Qu'y a-t-il?

CAROMNE.

Me rendre coupable d'une telle trahison?

BHÈHE.

Allons, vite!

CARt)LKNE.

Qui lui portera ce billet?

BRÈME

Laisse-m'en le soin.

CAROUKE.

Je ne puis.

BRÈME

Commençons par une ruse de guerre, (il allume une lantemi •ourde, et éteuit la chandelle.) Allons, vite, écris, je Vais t'éclairer.

CAROLirsE, à part.

Que va-t-il s'en suivre? Le baron s'apercevra que la lumière

est éteinte; il viendra sur ce signe.

BRÈME, l'obligeant à s'asseoir.

Ecris , « Louise reste au château; mon père dort; j'éteins la lumière; venez. »

CAROLINE, résistant.

Je n'écrirai pas.

Page 1