‹ Théàtre de Jean RacineChapitre 90 sur 211 · ACTE III, SCENE III i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE III i

Petit Jean.

Oh ! dame, on ne court pas deux lièvres à la fois.

Le Souffleur. On lit...

Petit Jean.

On lit.

Le Souffleur.

Dans la...

Petit Jean.

Dans la...

Le Souffleur.

Métamorphose.

Petit Jean.

Comment ?

Le Souffleur.

Que la Metem...

Petit Jean.

Que la Metem...

Le Souffleur.

Petit Jean.

Psycose.

Le Souffleur.

Hé! le cheval 1

Petit Jean.

Et le cheval.

Le Souffleur.

Encor !

Petit Jean.

Psycose.

Encor.

Le chien!

Le Souffleur.

i36 LES PLAIDEURS

Petit Jean.

Le chien.

Le Souffleur.

Le butor!

Petit Jean.

Le butor.

Le Souffleur.

Peste de l'avocat !

Petit Jean.

Ah ! peste de toy-même !

Voïez cet autre avec sa face de caresme.

Va-t-en au diable !

Dandin.

Et vous, venez au fait. Un mot %

Du fait. f\ U ***X+^ **~ "*$

Petit Jean.

Eh ! faut-il tant tourner autour du pot ?

Ils me font dire aussi des mots longs d'une toise, De grands mots qui tiendroient d'icy jusqu'à Pontoise. Pour moi, je ne sçay point tant faire de façon Pour dire qu'un mastin vient de prendre un chapon. Tant y a qu'il n'est rien que vostre chien ne prenne; Qu'il a mangé là-bas un bon chapon du Maine; Que, la première fois que je l'y trouveray, Son procès est tout fait, et je l'assommeray.

Leandre.

Belle conclusion, et digne de l'exorde!

Petit Jean.

On l'entend bien toujours. Qui voudra mordrey morde.

Dandin.

Appeliez les témoins.

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