‹ Théâtre de Jean Racine, pubChapitre 211 sur 225 · BRITANNICUS, J U N I E · texte numérisé non relu

BRITANNICUS, J U N I E

Britannicus.

OUY, Madame, Néron qui l'auroit pu penser?) Dans son appartement m'attend pour ra'embrasser. Il y fait de sa cour inviter la jeunesse. Il veut que d'un festin la pompe et l'allégresse Confirment à leurs yeux la foy de nos sermens Et rechauffent l'ardeur de nos embrassemens. Il éteint cet amour source de tant de haine, Il vous fait de mon sort arbitre souveraine. Pour moy, quoique banni du rang de mes ayeux, Quoique de leur dépouille il se pare à mes yeux, Depuis qu'à mon amour cessant d'estre contraire, Il semble me céder la gloire de vous plaire, Mon cœur, je l'avoiaray, luy pardonne en secret, Et luy laisse le reste avec moins de regret. Quoy! je ne seray plus séparé de vos charmes!

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