ACTE l'UE.MlEU
Cil A M 13 H A Y.
Tii disais quarante, tout à l'heure.
VANEUSE, examinant la bicyclette de Yoyo.
Tu as changé ta machine?
Seulement le pneu, c'est un Dickson.
VANEUSE.
Moi, j'ai un Simpson; je m'en trouve très bien.
MONT AILLE, très grave.
L'obturation est plus complète dans le Dickson.
cil A MI! RAY.
Ah?
Oui. C'est Tomy qui m'a conseillé le Dickson.
Oui ça, Tomy?
YOYO. Elle parle pendant toute la scène d'une voix lente et détachée, presque sans inflexion.
Celui qui détient le record de l'heure sur piste.
CIIAMBRAY.
Fichtre !
YOYO
Il a des jambes, non, mais des jambes!.... Et, làdessus, un corps d'enfant.
MONTAILLE.
C'est, d'ailleurs, un homme parfaitement élevé.
CHAMBUAY.
Allons, tant mieux... Est-ce que vous croyez que cette conversation nous amuse?
Non, je ne le crois pas. Mais, quand on en fait, on
ne peut plus parler que de ça, c'est connu. Il ne faut pas nous en vouloir... C'est, d'ailleurs, un exercice excellent pour les mœurs. Depuis que je monte làdessus, je ne songe presque plus à faire des bêtises.
MARTIGNY
Très drôle !
MONTAILLE, sévère.
Yolande!
CHAMBRA Y, à Yoyo.
Pourquoi parlez-vous comme ça?
YOYO
Comme quoi?
CHAMBRA Y, l'imitant.
Comme ça.
YOYO
Nous parlons toutes comme ça dans ma bande, pour marquer que nous nous embêtons.
MU.NTAII.l.E, sévère.
Voyons, chère amie...
CIlAMIîRAY.
Quelle bande ?
Vous ne devez pas connaître... sauf, peut-être, la baronne Mosca.
CHAMBRAY
Celle qui?...
Oui, celle qui.
^'ous la voyez?
VANEUSE.
Yoyo l'a rencontrée une ou deux fois... par hasard.
YOYO