C H A M B II A Y
... Alors, pourquoi faire le malin?
MARTIGNY, piijué.
Mais, j'ai bien le droit, comme un autre...
Vous aimeriez mieux que je vous considère comme un gredin? ou comme un dilettante? (a Yovo.) Vous finirez par me le gâter, vous, et, vrai! ce serait mal.
Lui? pas de danger. Il est condamné à l'innocence.
MARTIGNY, prenant un air fin.
On croit ça.
CHAMBRAY
Le voilà encore qui va se vanter. (Entre Oertrude.) Qu'est-ce qu'il y a, Gertrude?
OERTRUDE.
Monsieur, ce sont les enfants. Depuis qu'on leur a dit qu'ils n'iraient pas à cette matinée, ils ne cessent pas de pleurer, et je ne^sais plus quoi en faire.
JEAN.NE
J'y vais.
CHAMBRAY
Non, non, reste. Je m'en charge.
Pauvres petits !
Vous aimez les enfants?
Beaucoup.
Je les ai en horreur.
Je l'altendais.
Il entre dans la maison, avec Gertrude. JEANNE.
Vous savez que des rafraîchissements vous attendent dans le kiosque?
Elle se dirig^c vers la gauche; les autres la suivent. MONTAILLE, chemin faisant à Martigny.
Clier ami, je vous ai ménagé une surprise.
MARTIGNY
Quoi donc?
MONTAILLE.
Puisque c'est une surprise!
MARTIGNY, à part.
Il me fait trembler.
Ils disparaissent. Vaucuse et Yoyo sont restés en arrière.