‹ Théâtre de Jules Lemaître. - (volume 2)Chapitre 119 sur 228 · C II A M B R A Y · texte numérisé non relu

C II A M B R A Y

Xous l'avons veillée, Gertrude et moi. Elle s"est assoupie vers le matin.

Moi pas.

c H AMI! RAY.

Ce qu'il lui faut, c'est le repos le plus absolu. Laissez-la tranquille : c'est ce que vous pouvez faire de mieux pour elle.

Je suis l)ien malheureux!

CHAMBRA Y

Si vous vous h"gurez que je vais vous plaindre! ..

Écoutez, Pierre; j'avais beaucoup d'amitié pour vous ; je vous avais confié ce que j'ai de plus cher au monde... J'étais si tranquille sur votre compte, que j'avais beau être informé du petit commerce de Montaille, je ne me suis jamais demandé d'où venaient toutes ces horreurs.

(il montre les bahuts dont le salon est encombré.) Je ne Soupçonnais même pas ce qui aurait dû me crever les yeux; je croyais aux ventes, je croyais aux trouvailles chez les brocanteurs; je croyais à tout ce que vous nous racontiez... Est-ce que je pouvais me douter qu'avec cette figure-là... Ah! vous m'avez joliment trompé!... 'Voyons, voyons, pourquoi avez-vous fait cela?

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