ACTE TROISIÈME
GEORGES
Mais vous devez comprendre cela, Thérèse. Il n'esl pas possible que Jacques lui-même n'ait pas quelque vague soupçon...
TlIKRÎiSE.
Ne vous occupez pas de Jacques, mon ami. Il est un peu tard... Je vous ai dit qu'il avait confiance en moi et j'ai eu la charité de lui épargner toute souffrance. Oue votre bon cœur se rassure.
GEORGES
Pauvre garçon !
THÉRÈSE
Vous le plaignez aussi? Vous plaignez tout le monde! Eh bien, et moi?
GEORGES, suivant sa pensée.
Je vous avoue que je ne peux plus rencontrer Jacques sans une gène inexprimable... Tenez, je me souviens qu'une des choses qui m'indignaieïit le plus, c'était de penser que l'autre... là-bas... vous savez?...
THÉRÈSE
Oui, oui, l'amant de Suzanne.
GEORGES
C'était de penser que cet homme avait eu la lâcheté, dans le temps même où il me trahissait, de me tendre la main. Et voilà que je fais la même chose... Ah! misère de nous!
THÉRÈSE
Est-ce que vous croyez, mon ami, que c'est d'un très galant homme, ce que vous faites là avec moi?
GEORGES
Mais...
THÉRÈSE
Vous doutez-vous que vous venez de me dire les