ACTE TROISIÈME
sentiments ou si tu étais capable de les garder jus- <iu"au bout, tu n'aurais qu'une chose à faire : t'en aller. Or, tu ne t'en iras pas. Tu resteras pour nous défendre, — à coups de fusil, s'il le faut, — et tu massacreras de pauvres diables parmi lesquels il y aura certainement de braves gens, parce que tu ne pourras pas faire autrement. Te voir patauger dans ces contradictions, ce sera ma première vengeance, à moi qui ne fais pas de phrases et qui ne me pique pas de justice ni de charité... Et puis, j'attendrai. Je te parle bien tranquillement, selon ma coutume, mais tu m'as dit tout à Iheure des choses que je ne permets à personne de me dire, pas même à toi... filt je t'avertis cjue je m'en souviendrai.
HERMANN
A la bonne heure, je reconnais mon frère... Je ne te retiens pas, tu sais? Je vais voir passer ces malheureux...
Il sort par la gaucho.
OTTU, seul.
Va, grand cœur! âme généreuse! Je n'aurais eu pourtant qu'un mot à dire pour rabattre tant de vertu.
("Wilhelmine entre, très agitée.) Mais Ce n'est paS à toi que
je le dirai...