‹ Théâtre de Jules Lemaître. - (volume 2)Chapitre 76 sur 228 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

LE ROI, WILHELMIXE. MOELLMTZ

I^a Cour en deuil.

Nous VOUS rendons le triste salut que vous venez nous adresser à l'occasion de notre rentrée à Marbourg... Dieu m"éprouve, et de toutes façons. Dans la retraite où j attendais le suprême repos, il m*a frapi)é des plus rudes coups qui puissent atteindre un père et un roi, et Ton dirait qu"il ne m"a rendu une ombre de vie que pour que je sentisse mieux le poids de sa main... Mes deux fils sont morts, assassinés tous deux, le même jour, au même lieu. J'emploierai à les venger le peu de force qui me reste. Quand cela sera fait — si toutefois je dure jusque-là — mon intention est d'abdiquer en faveur de mon petit-fils, puis de retourner à Lôwenberg, afin de m'y préparer à mourir... Voilà ce que j'avais à vous faire connaître.

].a Cour salue le roi et se retire, WILHF. LMINE, à Moellnitz pendant le défilé.

Il faut, monsieur de Moellnitz, et ceci vous regarde, que les funérailles du prince soient vraiment le deuil

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