ACTE PREMIER. loi
YOYO
Non, papa; je la vois très souvent.
VANEUSE.
Ce n'est pas ce que tu fais de mieux, mon enfant.
YOYO
Pourquoi?
Dame ! tu sais ce qu'on dit...
YOYO
Qu'est-ce que ça fait, ce qu'on dit?
CHAMBRAY
Et même, qu'est-ce que ça fait, ce qu'on fait?
YOYO
Oui, qui ça dérange-t-il?
JEANNE, naïvement.
Oh ! Yoyo... et Dieu? Toi qui étais si pieuse au couvent!
YOYO
Pauvre petite Jeanne! (Elle l'embrasse.) Enfin, que voulez-vous? Mosca m'amuse parce qu'elle s'embête encore plus que moi.
CHAMBRAY
Voulez-vous être gentille?
YOYO
Je le suis toujours avec vous.
CHAMBRAY
Dites-moi une de vos journées.
YOYO
Laquelle?
Celle que vous voudrez.
YOYO
Alors, hier. Lever à dix heures. Bicyclette. Déjeuner à Madrid avec Mosca. Couturière à deux heures. A trois, Bodinière : audition de chansons obscènes du vieux temps. A quatre et demi, visite à l'exposition des « Défaillants »...
CUAMIîRAV.
Vous aimez la peinture?
MONTAILLE.
Beaucoup.
YOYO
Pas du tout. De cinq à sept... je passe.
CHAMP.RAY
Pounjuoi?
YOYO
Ça ne vous regarde pas.
MONTAILLE, sévère.
Yolande !
YOYO
Ni vous non plus, mon ami.
MARTIGN Y, rire forcé.
lia! ha! ha!
CHAMBRA Y, à Martigny.
C'est donc drôle? (a Yovo.) El puis?
YOYO
Dîné avec papa aux Ambassadeurs. Puis, à la Comédie-Parisienne, Lolh, tétralogie mystique « ■ •' duré jusqu'à deux heures du malin.
en AMBRA Y.
\ .,(.:> ailliez la litléralure?
MONTAILLE.
Beaucoup.