ACTE TROISIEME
l'idée bizarre de me consulter là-dessus, n'avait pas l'air assez convaincu de ce que je lui disais que nous n'avons pu nous entendre. Voilà tout. Et puis crois-en ce que tu voudras.
VANEUSE.
Mais, mon ami, j'en crois ce que tu m'en dis.
CHAMBRA Y
C'est plus simple en effet. (Un silence.) Dis-moi, que penses-tu de ton gendre?
VANEUSE.
Ce n'est pas un méchant garçon.
CHAMBRAY
Mais encore?
VANEUSE.
J'ai entendu dire que c'était un gredin. Mais, étant son beau-père, j'ai dû être un des derniers à en avoir la nouvelle, et je serai sans doute le dernier à en avoir la preuve. Je ne la chercherai pas. Je ne crois que ce que je vois et. Dieu merci, je ne suis pas curieux. (Rompant les chiens.) Et alors... tu vas bien?
CHAMBRAY
Tu vois.
VANEUSE.
Cela fera plaisir à Yoyo. Elle était très en peine de toi, très émue de toute cette affaire, qu'elle ne pardonne pas à son mari... Car tu sais qu'elle t'adore?
CHAMBRAY
C'est possible. Elle doit aimer à être battue.
VANEUSE.
Il ne faut pas mal juger Yoyo. Tu ne peux pas t'imaginer comme elle a toujours été gentille pour moi... Je t'assure que c'est un excellent cœur... Elle craint
d'avoir été, malgré elle et à son insu, la cause indirecte des derniers... incidents, et elle en est désolée... Et alors elle a eu une idée que je trouve charmante.
CH.\MBRAV.
Voyons.
VANEUSE.
Elle voudrait te dire elle-même son chagrin, ses regrets, s'assurer que tu ne lui en veux pas... Qu'est-ce que tu as?