THÉRÈSE, GEORGES
(îE ORGES. Il entre en lisant une lettre qu'il met dans sa poche en apercevant Thérèse.
Tiens, c'est vous? Ah! je suis bien content de vous voir, bien content. Jacques va bien?
THÉRÈSE
Très bien. — Voulez-vous dîner avec nous ce soir? Vous viendrez comme vous êtes. 11 n'y aura que nous.
GEORGES
Je n'ai pas besoin de vous dire que j'accepte. Mais comme je dois vous ennuyer!
2ii LE PARDON.
THÉRÈSE
Vous savez parfaitement que non. Jacques vous adore. Ainsi!
GEORGES
Quel brave garçon que ce Jacques! Vous en doutezvous, au moins?
THÉRÈSE, souriant.
Mais... certainement, je m'en doute.
GEORGES
Je lui dois tant! Qu'est-ce que je serais devenu sans lui... et sans vous, Thérèse?
THÉRÈSE
C'est bon, c'est bon... Qu'avez-vous fait hier soir?
GEORGES, cherchant.
Hier soir?... Ah! c'est vrai, vous n'étiez pas chez vous... Qu'est-ce que j'ai donc fait, hier soir?... Ah! j'ai dîné au restaurant... Et puis, ma foi, j'ai été au café-concert.
THÉRÈSE
Tout seul?
GEORGES
Dame... Oh! ne me plaignez pas. J'ai passé une soirée très supportable.
THÉRÈSE
Mon pauvre ami!
Mais non, mais non, ce n'est pas du tout ce ipu- nous croyez. D'abord, vous comprenez, je suis tellement occupé à Tusine que je n'ai pas le temps de penser à mes affaires. lit i)uis, le temps fait son œuvre. Ça va mieu.v, bien mieux... pourvu que je sois dehors. En somme, je commence à reprendre goût à la vio do garçon.